« Une pause par jour » – 22 juillet 2026

Ste Marie-Madeleine

Première lecture – « J’ai trouvé celui que mon âme désire » (Ct 3, 1-4a) – Lecture du Cantique des Cantiques

Paroles de la bien-aimée. Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché celui que mon âme désire ;
je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai celui que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Celui que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? » À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé celui que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas. – Parole du Seigneur.

OU BIEN

Première lecture – « Nous ne comprenons plus le Christ d’une manière simplement humaine » (2 Co 5, 14-17) – Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. – Parole du Seigneur.

Psaume 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 8-9

R/ Mon âme a soif de toi,
Seigneur mon Dieu ! (Ps 62, 2b)

Dieu, tu es mon Dieu,
     je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.

Évangile – « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (Jn 20, 1.11-18) – Alléluia. Alléluia. « Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? — J’ai vu le tombeau du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité. » Alléluia. Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. – Acclamons la Parole de Dieu.

Un personnage de foi, précurseur…

Est-il possible de souligner la fête de Marie Madeleine en oubliant ce que des romans contemporains ont voulu mettre en évidence chez elle? Marie de Magdala n’est pas la femme de Jésus. Comme d’autres femmes, cependant, elle est à ses côtés, au cours de ses années de mission, et elle se retrouve au pied de la croix. C’est en restant collé aux textes évangéliques qu’il est possible de parler d’elle sans tomber dans la fabulation.
Le personnage qui nous est montré, dans l’Évangile selon saint Jean, est loin d’être romanesque. C’est surtout une femme de foi, qui a un rôle essentiel à jouer dans la diffusion de la Bonne Nouvelle. Marie Madeleine se rend à la sépulture de Jésus. Elle croit s’approcher d’un mort et elle découvre le tombeau ouvert, le corps n’étant plus là. Elle court prévenir Pierre et Jean. Ceux-ci viennent au tombeau puis s’en vont. C’est alors que commence pour elle la véritable aventure. Tout en pleurant sur la disparition du corps, elle se retourne et voit quelqu’un qu’elle prend pour le jardinier. Mais c’est le Ressuscité qui est devant elle. Elle voudrait le retenir, savourer sa présence, mais il l’envoie en mission: «Va trouver mes frères…»
Il y a deux moments dans cette rencontre: l’éblouissement et l’envoi. Les deux sont déclenchés par un mot: « Marie! » En entendant son nom, elle retrouve la vue, en quelque sorte, elle voit le Vivant plutôt que le mort qu’elle venait voir. Et elle est mise en mouvement: «Va ».  C’est ainsi que chacun et chacune de nous, en entendant son nom, peut faire la rencontre du Ressuscité et devenir missionnaire. Car l’un ne va pas sans l’autre. Sinon, notre message est vide de sens.

Prier avec Marie-Madeleine

On a enlevé le Seigneur
et je ne sais où on l’a mis.
Pourtant ce matin encore sombre,
ce matin gris, tout semble changer.
Le monde autour du tombeau vide
semble un paradis.
Le silence railleur se dissipe.
Et voici, au milieu des fleurs, le jardinier :
« Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi… »
Mais soudain j’entends mon nom,
il m’appelle et je suis, dans son appel je suis,
la cendre s’envole dans le vent de l’Esprit.
C’est Toi, c’est Toi, je Te reconnais « Rabbouni ».
Ton corps transfiguré se dévoile
en remplissant tout.
Il est cet Amour qui fait
que les hommes sont mes frères.
Tu es là, invisible dans le pain
et dans le vin
et dans tout visage,
tu es là.

Olivier Clément

POURQUOI CHANTER, MARIE-MADELEINE ?
Pourquoi chanter, Marie-Madeleine Pourquoi chanter ?
Pourquoi chanter Marie-Madeleine Pour quoi chanter?
Je suis allée au tombeau du Maître…
Et quelqu’un a roulé la pierre
Je vous le dis! Je vous le dis!

Et le tombeau, Marie-Madeleine, et le tombeau ? (bis)
J’y suis entrée, mais il était vide…
Et j’ai vu un ange splendide!
J’ai tout compris ! (bis)

Que disait-il, Marie-Madeleine, que disait-il ? (bis)
« Il est vivant, celui que tu cherches,
Tu verras, ce n’est pas un rêve ! »
Il a promis ! (bis)

Où est-il donc, Marie-Madeleine, où est-il donc? (bis)
Près du jardin, je l’ai vu dans l’ombre
Je vous jure, il est de ce monde !
C’était bien lui (bis)

A-t-il parlé, Marie-Madeleine, a-t-il parlé ? (bis)
Il m’a bien dit :  » je pars vers le Père,
Mais avant, je veux voir mes frères,
Tous mes amis ! (bis)

Qui te croira, Marie-Madeleine, Qui te croira ? (bis)
Les gens diront : « histoire de femme… »
Mais voyez, je n’ai plus de larmes
Et tout est dit ! (bis)

Alléluia, chantait Madeleine, alléluia ! (bis)
Alléluia, allé alléluia !
Alléluia, allé alléluia !
Alléluia ! (bis)

« Une pause par jour » – 21 juillet 2026

S. Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’Eglise

Première lecture – « Tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! » (Mi 7, 14-15.18-20) – Lecture du livre du prophète Michée

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois. – Parole du Seigneur.

Lire la suite →

« Une pause par jour » – 20 juillet 2026

S. Apollinaire, évêque et martyr

Première lecture – « On t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi » (Mi 6, 1-4.6-8) – Lecture du livre du prophète Michée

Écoutez donc ce que dit le Seigneur : Lève-toi ! Engage un procès avec les montagnes, et que les collines entendent ta voix. Montagnes, écoutez le procès du Seigneur, vous aussi, fondements inébranlables de la terre. Car le Seigneur est en procès avec son peuple, il plaide contre Israël : Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ? Réponds-moi. Est-ce parce que je t’ai fait monter du pays d’Égypte, que je t’ai racheté de la maison d’esclavage, et que je t’ai donné comme guides Moïse, Aaron et Miryam ? « Comment dois-je me présenter devant le Seigneur ? demande le peuple. Comment m’incliner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les offrir en holocaustes ? Prendra-t-il plaisir à recevoir des milliers de béliers, à voir des flots d’huile répandus sur l’autel ? Donnerai-je mon fils aîné pour prix de ma révolte, le fruit de mes entrailles pour mon propre péché ? – Homme, répond le prophète, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. » – Parole du Seigneur.

Lire la suite →

« Une pause par jour » – 19 juillet 2026

16ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Première lecture – « Après la faute tu accordes la conversion » (Sg 12, 13.16-19) – Lecture du livre de la Sagesse

Il n’y a pas d’autre dieu que toi, qui prenne soin de toute chose : tu montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes. Ta force est à l’origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te permet d’épargner toute chose. Tu montres ta force
si l’on ne croit pas à la plénitude de ta puissance, et ceux qui la bravent sciemment, tu les réprimes. Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance. Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ;
à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion. – Parole du Seigneur.

Lire la suite →

« Une pause par jour » – 18 juillet 2026

Première lecture – « S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons, ils les prennent » (Mi 2, 1-5) – Lecture du livre du prophète Michée

Malheur à ceux qui préparent leur mauvais coup et, du fond de leur lit, élaborent le mal ! Au point du jour, ils l’exécutent car c’est en leur pouvoir. S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons, ils les prennent ; ils saisissent le maître et sa maison, l’homme et son héritage. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Moi, je prépare contre cette engeance un malheur où ils enfonceront jusqu’au cou ; vous ne marcherez plus la tête haute, car ce sera un temps de malheur. Ce jour-là, on proférera sur vous une satire, et l’on entonnera une lamentation ; on dira : « Nous sommes entièrement dévastés ! On livre à d’autres la part de mon peuple ! Hélas ! Elle m’échappe ! Nos champs sont partagés entre des infidèles ! » Plus personne, en effet, ne t’assurera une part dans l’assemblée du Seigneur. – Parole du Seigneur.

Lire la suite →