« Une pause par jour » – 17 octobre 2025

S. Ignace d’Antioche, évêque et martyr

Première lecture – « Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste » (Rm 4, 1-8) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, que dirons-nous d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ? Qu’a-t-il obtenu ? Si Abraham était devenu un homme juste par la pratique des œuvres, il aurait pu en tirer fierté, mais pas devant Dieu. Or, que dit l’Écriture ? Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste. Si quelqu’un accomplit un travail, son salaire ne lui est pas accordé comme un don gratuit, mais comme un dû. Au contraire, si quelqu’un, sans rien accomplir, a foi en Celui qui rend juste l’homme impie, il lui est accordé d’être juste par sa foi. C’est ainsi que le psaume de David proclame heureux l’homme à qui Dieu accorde d’être juste, indépendamment de la pratique des œuvres : Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés, effacés. Heureux l’homme dont le péché n’est pas compté par le Seigneur. – Parole du Seigneur.

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« Une pause par jour » – 16 octobre 2025

Ste Edwige, religieuse ; Ste Marguerite-Marie Alacoque, vierge

Première lecture – « L’homme devient juste par la foi, indépendamment de la pratique de la Loi » (Rm 3, 21-30) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, aujourd’hui, indépendamment de la Loi, Dieu a manifesté en quoi consiste sa justice : la Loi et les prophètes en sont témoins. Et cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ, elle est offerte à tous ceux qui croient. En effet, il n’y a pas de différence : tous les hommes ont péché, ils sont privés de la gloire de Dieu, et lui, gratuitement, les fait devenir justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus. Car le projet de Dieu était que le Christ soit instrument de pardon, en son sang, par le moyen de la foi. C’est ainsi que Dieu voulait manifester sa justice, lui qui, dans sa longanimité, avait fermé les yeux sur les péchés commis autrefois. Il voulait manifester, au temps présent, en quoi consiste sa justice,
montrer qu’il est juste et rend juste celui qui a foi en Jésus. Alors, y a-t-il de quoi s’enorgueillir ? Absolument pas. Par quelle loi ? Par celle des œuvres que l’on pratique ? Pas du tout. Mais par la loi de la foi. En effet, nous estimons que l’homme devient juste par la foi, indépendamment de la pratique de la loi de Moïse. Ou bien, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des nations ? Bien sûr, il est aussi le Dieu des nations, puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu : il rendra justes en vertu de la foi ceux qui ont reçu la circoncision, et aussi, au moyen de la foi, ceux qui ne l’ont pas reçue. – Parole du Seigneur.

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Homélie – 29ème dimanche temps ordinaire – Année C – Abbé Fernand Stréber

Première lecture Ex. 17,8-13 – Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, le peuple d’Israël marchait à travers le désert. Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim. Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. » Josué fit ce que Moïse avait dit :il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline. Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.

ÉVANGILE (Lc 18, 1-8) Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !  Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Homélie

Le mal et la souffrance sont l’objection la plus courante à l’existence de Dieu !

Il est aisé de croire en Dieu lorsque tout va bien. Mais, par contre, lorsque le mal touche surtout des innocents ou nous-mêmes personnellement, croire en Dieu devient une chose quasi incompréhensible, inadmissible et révoltante.

Les lectures que nous venons d’entendre ne sont pas là pour nous rassurer.  Elles semblent dire qu’il suffit de prier pour que tout aille bien.  Voyez Moïse, il prie les bras levés vers le ciel et comme par enchantement son armée gagne la bataille.  Et cette veuve, à force d’ennuyer le juge, obtient satisfaction. Lire la suite

« Une pause par jour » – 15 octobre 2025

Ste Thérèse d’Avila, vierge et docteur de l’Eglise

Première lecture – « Il rendra à chacun selon ses œuvres, le Juif d’abord, et le païen » (Rm 2, 1-11) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Toi, l’homme qui juge, tu n’as aucune excuse, qui que tu sois : quand tu juges les autres, tu te condamnes toi-même car tu fais comme eux, toi qui juges. Or, nous savons que Dieu juge selon la vérité ceux qui font de telles choses. Et toi, l’homme qui juge ceux qui font de telles choses et les fais toi-même, penses-tu échapper au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu ses trésors de bonté, de longanimité et de patience, en refusant de reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse à la conversion ? Avec ton cœur endurci, qui ne veut pas se convertir, tu accumules la colère contre toi pour ce jour de colère, où sera révélé le juste jugement de Dieu, lui qui rendra à chacun selon ses œuvres. Ceux qui font le bien avec persévérance et recherchent ainsi la gloire, l’honneur et une existence impérissable, recevront la vie éternelle ; mais les intrigants, qui se refusent à la vérité pour se donner à l’injustice,
subiront la colère et la fureur. Oui, détresse et angoisse pour tout homme qui commet le mal, le Juif d’abord, et le païen. Mais gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, le Juif d’abord, et le païen. Car Dieu est impartial. – Parole du Seigneur.

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A méditer …

La Patience m’a rendu visite,
Elle m’a murmuré que les belles choses demandent du temps pour éclore,
Et qu’elles croissent lentement, dans la stabilité.
La Paix m’a rendu visite,
Elle m’a soufflé que, malgré les tempêtes de la vie,
Je pouvais demeurer calme, insensible au chaos environnant.
L’Espoir m’a rendu visite,
Il m’a rappelé que des jours meilleurs m’attendaient,
Qu’il serait toujours là pour me guider et me relever.
L’Humilité m’a rendu visite,
Elle m’a enseigné que je ne la trouverais pas
En cherchant à me réduire ou à m’effacer,
Mais en servant le monde et en élevant ceux qui m’entourent.
La Gentillesse m’a rendu visite,
Elle m’a appris à être plus douce, indulgente et compatissante,
Non seulement envers les autres,
Mais aussi envers moi-même.
La Confiance m’a rendu visite,
Elle m’a conseillé de ne pas cacher mes dons ni réprimer mes talents
Pour apaiser l’inconfort des autres,
Mais d’embrasser pleinement ce qui fait de moi ce que je suis.
La Concentration m’a rendu visite,
Elle m’a montré que les jugements et insécurités des autres
Ne sont pas mon fardeau,
Et que je devais recentrer mon attention sur moi-même.
La Liberté m’a rendu visite,
Elle m’a affirmé que nul ne peut contrôler mon esprit, mes pensées,
Ou mon bien-être, sauf moi.
Et l’Amour m’a rendu visite,
Il m’a doucement murmuré
Que je n’avais pas besoin de le chercher chez autrui,
Car il réside déjà en moi.
Texte de Tahlia Hunter