Puissions-nous vivre cette semaine en communion avec tous ceux et celles pour qui la passion est toujours actuelle, et ils ne manquent pas !
Bonne semaine sainte
Fernand
Evangile des Rameaux : « Entrée messianique » (Mt 21, 1-11)
Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Passion : Mt 26,14-27,66
Homélies (la mienne et celle d’un confrère )
Cette dernière semaine de carême nous achemine d’une façon dramatique et émouvante vers le point culminant de notre foi : la résurrection de Jésus.
La célébration d’aujourd’hui est double : commémoration de l’entrée de Jésus à Jérusalem et passion de Jésus. Cette eucharistie n’a pas pour but de nous présenter une reconstitution historique des événements en vue d’éveiller notre compassion, mais bien de nous aider à partager avec Jésus son chemin qui l’a conduit au calvaire dans une passion toujours actuelle.
Si, dimanche prochain nous voulons partager la joie de Pâques autrement dit la victoire du Christ sur la mort, aujourd’hui, nous sommes conviés à partager le poids de sa croix toujours aussi lourde actuellement.
Lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem et quelques jours après, lors de sa condamnation à mort, c’est la même foule qui s’est exprimée : Retournement rapide !
Ainsi, les rameaux que nous tenons en main aujourd’hui sont le signe de la fragilité de nos sentiments, de nos promesses et de notre enthousiasme.
Nous sommes invités à prier pour que Dieu, Père de Jésus, nous aide à partager authentiquement sa passion pour ensuite goûter à la joie de sa résurrection.
Fernand STREBER
Quel spectacle magnifique! C’est la joyeuse entrée de Jésus dans la ville sainte. Il est monté sur un petit âne, non pas une fière monture, comme en possèdent les riches et les puissants, mais un petit âne, comme en ont les paysans. La nouvelle s’est très vite répandue et les petites gens ont accouru en masse. Faute de préparatifs et de guirlandes, ils étalent des feuillages ou même leur propre manteau, ils agitent des palmes. Ils poussent des bravos, ils scandent des hosannas: «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!» Jésus s’avance, escorté des apôtres qui assurent la sécurité, serrent les mains, et dégustent les applaudissements. Terminé, le harcèlement inlassable des scribes et des pharisiens. Cette fois, les gens ont enfin compris. Ils acclament leur Roi.
Quelques jours plus tard, le spectacle a changé. La foule – mais est-ce la même? – a été retournée. Maintenant, elle hurle: «Crucifie-le!» Les apôtres ont disparu. L’un d’eux, Simon Pierre, le chef, a déclaré: «Je ne connais pas cet homme.» Le coq s’est arrêté de chanter pour se percher sur le clocher de nos églises et rappeler le lamentable reniement de ceux qui, après Pierre, préféreraient à l’Évangile le faste, les honneurs et les dogmes.
Jésus s’avance seul désormais. Il sort de la ville qui tue les prophètes. Non plus sur un petit âne, mais trébuchant sur les cailloux et sous le poids d’une croix alourdie par tous les péchés du monde et les abominables péchés de sa future Église. Solidaire avec les petites gens qui peinent sous le poids du fardeau. Aidé par un autre Simon, qui ne sera jamais canonisé. Fragile et livré, comme il l’a annoncé en rompant le pain et en offrant le vin. Signes d’une nouvelle alliance, qui scelle le vrai triomphe, celui de l’amour de Dieu pour tous les hommes. «Scandale pour les Juifs, folie pour les païens», dira saint Paul.
Tel est le mystère qui en appelle à notre foi. Et ce mystère est grand
Poncin Jean-Pierre
P’tit’ rawett’ : « LE MARATHON »
Le marathon est une compétition particulièrement éprouvante des Jeux Olympiques: une course de 42,195 km ! Elle a été instituée en souvenir d’un épisode mémorable de la Grèce antique, pendant la guerre qui opposa les Grecs aux Perses.
Marathon est le nom d’un champ de bataille. C’est là qu’en 490 avant J.C., les Grecs remportèrent sur leurs ennemis une éclatante victoire.
Un coureur particulièrement endurant fut envoyé à Athènes pour annoncer la bonne nouvelle de cette victoire. Il partit, courant sans s’arrêter pendant 42 km. Il arriva à Athènes et n’eut que le temps de s’écrier : « Victoire, victoire! » avant de s’effondrer, exténué, payant ainsi de sa vie la proclamation de cette bonne nouvelle.
En considérant ce récit, pensons à ce qu’a fait Jésus. Il est venu dans ce monde, proclamer la grande victoire remportée sur la mort. C’est un triomphe éclatant, définitif, éternel, qu’il a lui-même remporté sans l’aide de personne hormis celle de Dieu et de quelques ami-e-s. Mais cette victoire, si grande, est passée par la croix.
Inspiré par un calendrier protestant