S. Jean XXIII, pape
Première lecture – « Ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham, le croyant » (Ga 3, 6-14) – Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates
Frères, Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste. Comprenez-le donc :
ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux, les fils d’Abraham. D’ailleurs, l’Écriture avait prévu, au sujet des nations, que Dieu les rendrait justes par la foi, et elle avait annoncé d’avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations. Ainsi, ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham, le croyant. Quant à ceux qui se réclament de la pratique de la Loi, ils sont tous sous la menace d’une malédiction, car il est écrit : Maudit soit celui qui ne s’attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d’ailleurs clair que par la Loi
personne ne devient juste devant Dieu, car, comme le dit l’Écriture, celui qui est juste par la foi, vivra, et la Loi ne procède pas de la foi, mais elle dit : Celui qui met en pratique les commandements vivra à cause d’eux. Quant à cette malédiction de la Loi, le Christ nous en a rachetés en devenant, pour nous, objet de malédiction, car il est écrit : Il est maudit, celui qui est pendu au bois du supplice. Tout cela pour que la bénédiction d’Abraham s’étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et que nous recevions, par la foi, l’Esprit qui a été promis. – Parole du Seigneur.
Psaume 110 (111), 1-2, 3-4, 5-6
R/ Le Seigneur garde toujours
mémoire de son alliance.
ou : Alléluia. (Ps 110, 5b)
De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.
Noblesse et beauté dans ses actions :
à jamais se maintiendra sa justice.
De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.
Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.
Évangile – « Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » (Lc 11, 15-26) – Alléluia. Alléluia. Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors, dit le Seigneur ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. Alléluia. (Jn 12, 31b-32) – Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » – Acclamons la Parole de Dieu.
Le règne de Dieu
Jésus expulse un esprit mauvais et on l’accuse d’être de connivence avec le chef des démons. Quelle méprise ! De fait, tous ses gestes et toutes ses paroles dévoilent progressivement sa nature mystérieuse de Fils de Dieu, ainsi que sa mission particulière. Jésus nous révèle que Dieu est un Père bienveillant qui veut le bonheur de chacun et chacune. Il manifeste la puissance de l’amour divin, il guérit tout l’être humain en le libérant du mal intérieur, le péché, symbolisé ici par un démon. Il vient mettre en œuvre le règne de Dieu en notre monde et pour nous. Comme pour les contemporains de Jésus, nous avons à poser un regard de vérité sur Jésus. Qui est-il pour nous?
Il nous faut chercher la vérité dans les Ecritures, dans la présence mystérieuse du Christ en son Eglise, dans les signes discrets qu’il nous donne au quotidien.
Même si on ne comprend pas certains évènements dans sa vie, c’est parfois des semaines, des mois, voire des années après, qu’on peut en découvrir la signification. Pour cela, il nous faut prendre du recul par rapport à notre quotidien tumultueux et guetter les moindres petits signes, aussi petits soient-ils, que le Seigneur met sur notre route.
Prière
Gloire à toi, Père de toute bonté. Tu as envoyé ton Fils pour nous libérer de nos esclavages. C’est lui, qui, par son Esprit, détruit en nous les forces du mal, pour nous renouveler par son amour. Nous te bénissons de nous l’avoir donné, lui, le libérateur qui nous conduit vers toi, l’unique source de notre vie. Amen !
Dis-nous à quoi ressemble
Refrain
Dis-nous
A quoi ressemble le Royaume de Dieu !
Dis-nous
Fais-nous comprendre le Royaume de Dieu !
1
Le Royaume de Dieu ressemblerait peut-être
A la braise d´un feu qui couvrirait la terre
Un trésor imprévu au fond d´un champ de pierre !
Les biens qu’on a vendus pour acheter la perle !
2
Il ressemble au printemps quand c´est encore l´automne !
Il a des airs d´enfant sur un visage d´homme !
Il se tient en tous lieux et se fraye une route :
Le voit qui a des yeux ! Et l´entend qui écoute !
3
Il ressemble au levain qu´on verse dans la pâte
Et qui, jusqu’au matin, la soulève sans hâte
Il n´est pas pour demain ni pour la fin du monde.
Qu´il soit comme le grain entre vos mains fécondes.