Homélie – Vigile Pascale – Abbé Fernand Stréber

Tous, nous avons déjà vu ou même vécu l’enthousiasme, la joie, la liesse, la folie de supporters d’une finale de championnat de football. «  On a gagné, on a gagné  »… tels sont leurs cris et leurs chants…

Dans la nuit de Pâques dirons-nous  « On a gagné ! »  Non, mais plutôt…. « Il a gagné ! »

Au terme de ce chemin traversant toute l’Ecriture, de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, l’alléluia de la victoire a retenti. ! Le mal et la mort n’ont pas eu le dernier mot, l’amour a définitivement triomphé :  le Christ est ressuscité.  Il est vivant et il nous invite à nous inspirer, à nous alimenter de cette vie.

L’évènement le plus important de l’histoire de l’humanité, ce n’est pas le jour où l’homme a marché sur la lune, le jour où il a découvert le vaccin contre la lèpre, le jour où il a inventé l’avion, le jour où il a inventé l’électricité ou la voiture ,… NON.

Le jour le plus important pour tous les hommes, celui qui a tout changé, c’est AUJOURD’HUI, en ce moment même : le jour où Jésus est ressuscité … quand, mort et déposé dans un tombeau, Il en est ressorti vivant à tout jamais.  Depuis lors, une nouvelle ère a été créée : l’ère chrétienne.

C’est une nouvelle bouleversante qui change le cours de l’histoire depuis 2000 ans, de générations en générations.  Et c’est à nous, chrétiens, qu’il appartient de la proclamer I Merveilleuse mais difficile mission…

Dans les nombreuses paroles des évangiles j’en ressors deux susceptibles de nous aider :

  • Trois femmes viennent embaumer le corps de Jésus. Elles voient que la grande pierre du tombeau a été roulée.  Un homme vêtu de blanc leur dit : « Jésus de Nazareth est ressuscité.  Il n’est pas ici. »

La fête de Pâques est un chant à la Vie ! Pas seulement la vie que nous menons ici-bas mais aussi la vie après notre mort.  Le chrétien est un disciple de la Vie.  Par sa manière d’être, par ses paroles, par ses initiatives, il propage l’Evangile, autrement dit la bonne nouvelle.

Trop souvent nous avons tendance à regarder les enseignements de l’Evangile et de l’Eglise uniquement comme une suite de commandements à suivre ou d’interdits.   Si l’Eglise dit « non » à un tas de choses c’est surtout parce qu’elle veut dire un « oui franc et massif » à la Vie, un oui à tout ce qui est bien et beau dans cette Vie, à tout ce qui met debout.

  • La 2e phrase, pour nous aider, c’est celle que nous offre le témoignage de ces femmes qui rapportent la nouvelle à Pierre et aux autres apôtres. Ce témoignage a été extraordinaire alors qu’à l’époque de Jésus, le témoignage des femmes et des enfants n’est pas valable.  Et pourtant, les apôtres et leurs successeurs y ont adhéré.

Alors, où en sommes-nous dans notre témoignage de chrétiens ? Est-ce que cela se voit que nous sommes les disciples d’un ressuscité ?

Abbé Fernand Stréber

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