Je te demande l’amour
« Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit “Je ne respecte pas Dieu, je me moque des hommes, mais cette femme commence à m’ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.” »
Demander!
N’est-ce pas, déjà, Seigneur, reconnaître ta Présence et te faire confiance ?
Toute prière, n’est-elle pas déjà, secrètement, inconsciemment, désir de Toi ?
Dès que je te dis : « Notre Père », ne deviens-tu pas, un peu plus Père pour moi, et ne suis-je pas, un peu plus ton fils devant Toi?
C’est pourquoi, Seigneur, je peux, déjà, te remercier, car dans la mesure où je m’ouvre à Toi, ma prière est, déjà, la grâce demandée.
Ta réponse n’est jamais extérieure à moi-même : ma prière libère le Désir-de-l’Esprit, cette Source intérieure que tu as, déjà, fait jaillir dans mon cœur et qui me tourne vers Toi.
Commencer à te prier, c’est, déjà, être exaucé, car la prière est, déjà, désir de consentir à ta Vie, à tes Dons, à ton Amour qui me libère en m’aimant.
Ma prière est, déjà, ton exaucement.
Ta grâce m’ouvre à ta grâce.
Ma manière à moi de te donner c’est d’accepter de tout recevoir de Toi.
Ma prière Te glorifie, car elle exauce ton désir de me donner.
«A Toi qui peux, par ta puissance qui agit en nous, faire infiniment au-delà de ce que nous demandons et concevons, à Toi la gloire, dans l’Eglise et en Jésus-Christ, pour toutes les générations et pour les siècles des siècles » (Ep 3,20-21).